NeoJusticIA développe le Jurimétrographe — un moteur d'analyse qui décompose un dossier judiciaire en éléments vérifiables. Une initiative suisse pour une justice plus traçable, plus objective, plus humaine.
C'est ici le vieux rêve : une justice automatique, dans laquelle les machines seraient les garantes du droit, plus impartiale et moins arbitraire que des normes appliquées par des humains, par définition imparfaits.
L'acte de justice repose sur une équation à trois termes : les faits, les règles, et l'application des unes aux autres. Trois termes que la procédure mêle, dilue, et finit par rendre opaques.
Trois magistrats. Trois siècles. Le même avertissement.
La justice n'est pas impartiale, car elle est fondée sur des appréciations toutes subjectives des juges, qui interprètent les lois à leur façon.
Une justice automatique, où les machines seraient les garantes du droit, plus impartiale et moins arbitraire que des normes appliquées par des humains.
Justice is what judges ate at breakfast. Le syllogisme judiciaire n'est là que pour nous le cacher.
L'IA peut faire ce que l'humain seul ne peut pas faire :
analyser chaque phrase d'un dossier,
tracer chaque inférence,
détecter chaque incohérence.
Sans remplacer le juge. En l'augmentant.
L'IA ne doit pas remplacer le juge, mais agir comme un miroir dérangeant qui force l'institution à justifier ses écarts plutôt qu'à les ignorer.
Rx-J — pour Radiographie Juridique. Un protocole en sept étapes qui transforme un dossier en base de connaissances analysable, où chaque inférence est traçable et chaque conclusion vérifiable.
Au-delà du droit, le moteur LORD identifie les violations logiques, d'objectivité, rhétoriques et déontologiques qui altèrent les écritures judiciaires — ces failles invisibles à l'œil nu qui peuvent faire basculer une décision.
Une interface en trois colonnes — archive documentaire, dossier normatif, analyse & rapports — pensée comme un cabinet d'instruction numérique.
Un cas illustratif complet est livré avec l'outil : Martin c/ Leroy — accident piéton (Tesla Model 3). Onze pièces, deux cents unités textuelles indexées, une chaîne d'analyse complète de bout en bout.
Un mode conversationnel. Décrivez la situation à l'assistant : il identifie les parties, les enjeux, propose les articles potentiellement applicables en s'appuyant sur les sources officielles suisses.
Importez vos propres pièces (PDF, DOCX, images) et menez l'analyse Rx-J de bout en bout. Briques en cours de finalisation : RAG fedlex, OCR, anonymisation, chiffrement applicatif.
Un dossier judiciaire ne quitte pas le territoire. Une donnée d'avocat n'entraîne aucun modèle. Une analyse confidentielle reste confidentielle.
Infrastructure et données sur Infomaniak, datacenters genevois.
Aucun transfert de données critiques hors du territoire. Architecture serveur sous contrôle suisse, clés API conservées côté serveur — jamais exposées au client.
Cadre juridique respecté à la lettre.
Authentification requise, chiffrement TLS de bout en bout, journalisation maîtrisée. Anonymisation automatique et chiffrement applicatif en cours d'implémentation pour une conformité avancée.
Vos dossiers ne nourrissent aucun modèle.
Les pièces analysées ne sont jamais utilisées pour l'entraînement de modèles d'IA, ni partagées avec des tiers. Le secret professionnel de l'avocat est respecté par construction.
Transparence sur l'état de l'art. Le développement actif inclut l'index vectorisé de la législation fédérale suisse (RAG fedlex.admin.ch — anti-hallucination par construction), l'OCR sur pièces scannées, l'anonymisation automatique avant envoi à l'IA, et le chiffrement applicatif de la base de dossiers.
Fin 2025, la base de recherche scispace.com recensait 280 études internationales sur l'intelligence artificielle juridique. Aucune n'était genevoise. Genève — place centrale du droit et de l'arbitrage international — n'était pas représentée.
Le Jurimétrographe est aujourd'hui un prototype fonctionnel construit à Genève, en réponse à un vide méthodologique et institutionnel. Sa prochaine étape — l'index vectorisé de la législation fédérale suisse, l'OCR sur pièces scannées, l'anonymisation automatique — est à la recherche de soutiens.